Videoteenage Amelie (2024)

Si Amélie, telle qu’on l’imagine inspirée par le film éponyme, était adolescente aujourd’hui, elle ne renoncerait pas à sa sensibilité attentive aux petits détails. Sa caméra capterait les gestes anodins — la façon dont la lumière traverse une fenêtre, le sourire hésitant d’un voisin — et les transformerait en petites fables visuelles. Son rapport à la vidéo resterait intime : loin des postures performatives, elle privilégierait l’observation délicate et la mise en valeur des invisibles. Amélie-vidéaste composerait de courts films qui ressemblent à des confessions poétiques, mêlant voix off rêveuse, cadrages soignés et sons quotidiennement recyclés en musique.

'